7 questions pour reconnaître un faux prophète

Les deux erreurs à éviter

Au sujet du diable et de ses démons, les hommes peuvent commettre 2 erreurs. Elles sont diamétralement opposées mais aussi graves l’une que l’autre. L’une consiste à nier leur existence, l’autre à y croire mais à leur porter un intérêt excessif et malsain. Eux-mêmes s’estiment heureux de l’une comme de l’autre et acclament avec le même enthousiasme le matérialiste et le magicien.

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CS LEWIS, La Tactique du diable

 

Pourquoi et comment s’intéresser au monde invisible?

Actuellement, en partie parce qu’un de mes auteurs préférés m’a rendu attentif sur le sujet, je me suis replongé dans le célèbre livre de Neil Anderson, Le libérateur.

Je ne veux tomber dans aucun de ces 2 pièges, à savoir (1) sous-estimer, voire même nier l’existence et l’influence du « prince de ce monde » et de ses anges, (2) y porter tellement d’importance que le sujet empièterait même sur mon temps et mon énergie pour faire des disciples.

Pourquoi et comment faire attention aux faux?

Venons-en au vif du sujet: dans la deuxième partie de son livre, Neil Anderson détaille très clairement la stratégie du diable et de son armée: la tentation (chapitre 8), l’accusation (chapitre 9) et la tromperie (chapitre 10) qui peuvent mener à une certaine emprise/influence (chapitre 11).

Le chapitre 10 Les apparences peuvent être trompeuses, développe la technique diabolique de la tromperie. L’auteur dévoile 3 moyens que le diable utilise pour nous détourner de la vérité et nous pousser à nous attacher à des mensonges :
1. les chrétiens peuvent « s’abuser » eux-mêmes
2. les esprits séducteurs et
3. (celui qui nous intéresse) les faux prophètes et les faux docteurs, qui jouent le même rôle.

Le Seigneur me demande d’avoir foi en Lui, mais pas d’être crédule (1 Jn 4.1). C’est pourquoi je te propose, à partir du livre de N. Anderson et de quelques passages de la Bible, une grille en 7 points qui te permettront d’éviter les pièges du diable en matière de faux:

1. Est-ce que cette personne enseigne clairement que Jésus est Dieu? (1 Jn 4.2-3)

Cela semble tomber sous le sens, non? Pourtant, certains enseignants apportent quelques nuances: pour certains, Il l’est devenu ; pour d’autres, Il n’a pas pu le rester.

Ce critère est essentiel, puisqu’il touche à notre Salut. L’apôtre Jean, par exemple, en était un fervent défenseur (1 Jn 2.23 ; 2 Jn 9).

2. Est-ce que cette personne m’encourage à avoir un comportement qui s’accorde à ma foi? (1 Jn 2.3-6)

Ce critère est peut être très large, mais je me demande:

  • Est-ce que la personne est un bon exemple?
  • Enseigne-t-elle que la vie de disciple est une vie d’obéissance?
  • Quel est son rapport à la loi de Dieu? Prêche-t-elle une « grâce bon marché » (Dietriech Bonhoeffer) ou m’encourage t’elle à marcher par l’Esprit et à progresser dans la sainteté (Rm 6.1-2)?
  • Est-elle un modèle dans sa vie de tous les jours ou vit-elle pour les plaisirs de ce monde (2 Pi 2.10)? A-t-elle un train de vie spécial?
  • Ou, à l’inverse, prêche-t-elle uniquement des connaissances sans aucune incidence pour ma vie quotidienne?
  • Reconnait-elle son péché (1 Jn 1.8, 10), pratique-t-elle le pardon et la repentance? Doit-elle rendre des comptes?
  • Est-ce une personne qui reconnaît ses erreurs, qui demande pardon? Ou mène-t-elle une vie totalement inadéquate avec la foi qu’elle professe?

Si votre pasteur n’est sous l’autorité de personne ou s’il ne manifeste pas un cœur de berger et de serviteur, quittez son Église.

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Neil Anderson

3. Est-ce que cette personne enseigne que la Bible est l’autorité finale? (Jr 23.28-31)

Est-ce qu’elle accorde autant voire plus d’autorité à des songes, des révélations, des prophéties, un pseudo sens caché, qu’à la Parole écrite de Dieu? C’était le cas pour Joseph Smith (le prophète des mormons), c’est aussi la croyance des Témoins de Jéhovah (L’âge d’Or, 1e Dec. 1936, pp. 16).

Si quelqu’un vous dit : « Dieu m’a dit de te dire… », cette personne opère comme en médium.

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Neil Anderson

4. Est-ce que cette personne a une confiance aveugle dans les « miracles »?

Je me rappelle toujours que « tout ce qui a trait au miraculeux » ne prouve pas automatiquement le discours d’une personne: Ex 7.11; Dt 13.2-4; Mt 24.4-11, 23-25; Ap 13.11-14.

Et je me suis fait un point d’honneur à définir ce qu’est un « miracle » d’après la Bible. Bien souvent, la comparaison entre les miracles des apôtres et les pseudo-miracles qu’on me proposerait d’observer (guérisons progressives, non permanentes, secrètes, assez banales, inutiles ou dénuées de toute proclamation) me fait gagner au minimum du temps et de l’énergie.

5. Est-ce que cette personne est particulièrement populaire? (1 Jn 4.5)

Le plus souvent, les personnes qui ne passent pas ma grille sont défendues sur des critères plutôt étranges: ils « portent du fruit » (sur ce sujet voir l’article de Matthieu), ils sont « dynamiques » et « reconnus », ils font « beaucoup de bien » et ont un « grand charisme » ; alors que les apôtres nous ont mis en garde contre l’attrait physique d’un ministère (2 Co 11.14). Pour eux, les critères étaient plutôt la vérité et la justice (1 Jn 4.2,3 ; 2.3,6 ; 3.24 ; 5.3).

Notre critère de réussite ne devrait pas être la foule, bien au contraire (1 Pi 3.20 ; Lc 23.21).

6. Est-ce que cette personne persévère? (2 Co 11.15)

Il peut être déstabilisant de se demander si la personne enseigne en pleine conscience ou pas ; si elle est calculatrice ou si elle se perd sans s’en rendre compte.
Ce qui est certain, c’est que le temps finira par révéler ce qui était obscur.

J’ai été récemment frappé par le témoignage du pasteur Vineyard, Paul Gowdy, à propos de la célèbre « bénédiction » de Toronto. À cette époque, des chrétiens du monde entier ont fait le voyage et se sont laissés séduire par ce qui était présenté comme un grand réveil. Paul Gowdy, dans sa lettre publique écrite 9 ans après les évènements, se repent d’avoir propagé cet enseignement. Le temps lui a permis d’éprouver avec sincérité ses convictions.

Cela m’apprend à calmer mon enthousiasme et à laisser au temps le rôle que Dieu lui donne, parce qu’un enseignant sincère se réforme constamment à la lumière de la Parole de Dieu.

7. Est-ce que cette personne annonce une date précise du retour de Jésus? (Mt 24.36 et suivants)

Et du coup, se fait elle supérieure au Fils de Dieu ?

Il existe plusieurs conceptions sur la Fin des Temps. Et même si j’ai une conviction claire sur le sujet, j’accepte de la remettre en question face à des frères qui pensent autrement.

Mais le terrain sur lequel nous nous entendons tous, c’est de ne pas céder à ceux qui annoncent une date précise. Grâce au livre de Neil Anderson, j’ai pu me rappeler que des faux enseignants sont des instruments utilisés par Satan pour me détourner de la vérité et me pousser à m’attacher à des mensonges qui m’empêcheront de grandir et d’être un témoin efficace de Jésus.

Et toi, comment est-ce que tu évites les pièges du diable?
Ma liste n’est certainement pas parfaite, qu’est ce que tu y ajouterais?
Cet article fait partie d’une série publiée en collaboration avec les blogs La Rébellution et LeBonCombat.

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Franck Godin

Disciple de Jésus, Franck est marié à Flavie. Ils ont 4 enfants. Après un cursus à l'Institut Biblique de Genève, Franck et sa famille ont rejoint une implantation à Toulouse. Franck a aussi le souci que les graffeurs entendent l'Évangile avec GospelOnWallz.

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4 thoughts on “7 questions pour reconnaître un faux prophète

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  3. […] 7 questions pour reconnaître un faux prophète (Franck Godin – Notre Eglise) […]

  4. dan dit :

    Pour bien comprendre le diable, je prend l’exemple de la gravité terrestre : elle nous tire tous vers le bas qui que nous soyons, et nous sommes (presque) tous capable de lutter contre
    Elle est utile d’abord car elle nous donne la direction dans laquelle il faut aller : vers le haut !
    Le fait que Jésus marche sur l’eau nous permet de comprendre comment il en fait abstraction : cette tentation ne peut plus l’atteindre.
    Lorsque l’un ou l’autre d’entre nous est fatigué, nous pouvons et nous devons l’aider à surmonter ce passage difficile.
    La marche est la meilleure activité, qui nous entraîne, pas après pas, à lutter à chaque instant contre cette gravité, comme par hasard c’est excellent pour le cœur.
    Celui qui cède à la tentation de la matière (argent, nourriture…) à tendance à devenir rond comme la terre, et la gravité a de plus en plus d’effet sur lui. Le jeûne permet donc de contrebalancer les excès et de revenir à une situation plus équilibrée, plus harmonieuse.
    Et, aussi, il faut bien avoir conscience qu’il n’est pas possible d’échapper à la gravité, et si l’on pouvait – en apesanteur dans l’espace, par exemple – les conséquences sur la santé sont telles qu’il faut encore plus de détermination et d’entraînement quotidien pour pouvoir s’entretenir, et le corps n’y résiste pas, il faut de toute façon revenir au plus tôt dans un environnement gravitationnel : c’est donc utile (à partir du moment où l’on accepte de lutter) !

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