Fiston, parlons sexualité

C'est la rentrée des classes et, ne soyons pas naïfs, dans la cours de récré, ça va parler sexe. Nous, parents chrétiens, sommes dans l'urgence de présenter à nos enfants, avant que d'autres ne le fassent, la vision de Dieu des relations humaines.

Voici quelques conseils mixés à des grandes vérités bibliques rappelées pour lutter contre les mensonges du "monde" et de nos cœurs, et commencer notre réflexion avant le passage à l'action. Ne loupez pas non plus les réactions des parents dans les commentaires!

On se doit d’aborder le sujet, et vite!

Première règle d’or: parce que nous connaissons la volonté de Dieu sur le sujet, et que le Seigneur nous a confié nos enfants pour les « instruire selon le Seigneur » (Ep6.4) c’est à nous qu’incombe cette tâche de les enseigner. Ni à « l’école du dimanche », encore moins à l’école publique. Et c’est le Seigneur lui-même qui nous donne les ressources pour cela. Ne loupons pas une seule occasion d’une question. Rares sont les distractions plus importantes que cette discussion.

Deuxième règle d’or, et non des moindres dans cette histoire, c’est certainement de créer et d’entretenir une atmosphère de communication avec nos enfants. Leur apprentissage ne se fera pas qu’en une seule conversation. Quand on aura pris notre courage à 2 mains pour leur parler, on sera loin d’avoir fait le job.

Si on se doit de faire vite, c’est aussi que notre culture, et les autres enfants, eux, ne perdent pas de temps. N’importe quelle institutrice vous le dira: à l’école publique, on entend des cris et on joue à des jeux sexuels dès la maternelle! 3e règle d’or : mieux vaut trop tôt que trop tard. Pour nous, c’est l’entrée au CP qui marque le top. Et vous?

Soyons clairs

L’utilisation d’un langage sexuellement explicite peut nous paraître gênant, mais le climat de communication que nous nous efforçons d’entretenir doit en être le remède. Quand nous présentons le « bon plan de Dieu pour notre bonheur à tous », nous devons aussi leur montrer un minimum la vision biaisée que les hommes en entretiennent.

Chez nous, nous avons pensé qu’il fallait leur faire entendre même les mots qui salissent ce beau plan (« baiser », « niquer », « faire han-han », « porno »,…). Nous expliquons également aux enfants que certains sont tentés de délaisser le bon plan de Dieu en aimant des personnes du même sexe, ou plusieurs personnes à la fois ou les unes après les autres. Qu’ils peuvent eux-même être la proie de perversions. En vieillissant, on approfondira le choix d’un chrétien ou non. Enfin, parce que c’est un sujet d’actualité, nous insistons sur le fait que l’homme et la femme ont la même valeur aux yeux de Dieu, mais pas le même rôle dans son bon plan, pour sa gloire et notre bonheur. Vous pourriez juger, comme nous, qu’il est plus judicieux que papa parle avec les gars et maman avec les filles sur certains aspects/questions?

Soyons aussi clairs dans le cadre protecteur que nous décidons d’offrir à nos enfants. Chez nous, nous demandons aux enfants de ne pas jouer à « avoir un amoureux » parce qu’ils sont trop jeunes pour pouvoir prendre soin d’une autre personne. Justement, parlons de règles:

Plus que tout, soyons « évangéliques »

Nous nous devons, avant tout, de modeler notre discours et nos attitudes dans le moule de l’Évangile. Ne nous trompons pas de cible. Nous ne voulons pas que nos enfants apprennent à cocher toutes les cases d’une bonne attitude morale. Qu’ils deviennent des hypocrites.

Nous voulons que nos enfants intègrent ce que nous leur disons dans les récits qu’ils entendent depuis leur premiers jours. Qu’ils comprennent que, comme pour tout, Dieu a créé, mais nous avons pervertis. Que nous sommes prisonniers et esclaves de nos propres désirs et que seul l’Esprit de Jésus peut nous transformer en vrais amoureux, prêts à se sacrifier et servir; après nous avoir sauvé de la colère de Dieu.

Nous voulons qu’ils apprennent à ne pas se sentir meilleurs que d’autres, à témoigner de la puissance de l’Évangile, à surmonter les railleries et à saisir les promesses qui en découlent s’ils veulent être disciples. Que la sexualité n’est qu’un des aspects de notre vie de disciple sur lequel Jésus veut aussi être maître. Et quand ils faute(ro)nt, ils doivent nous trouver pleins de grâce et ne pas avoir à se cacher de nous. Nous devons les rassurer en leur enseignant qu’il est possible de vivre de manière pieuse et chaste même au milieu d’un monde dépravé. Et que la solution n’est pas de se retirer du monde, mais d’y marcher avec celui qui l’a vaincu.

 

Si vos genoux s’entre-choquent, n’oubliez pas vous-même que c’est le Seigneur qui vous accompagne, par son Esprit, pour jouer votre rôle de parent. Et que même si votre histoire est un témoignage rendu à l’horreur du péché, ce que vous vous apprêtez à faire, c’est inverser la tendance.

Réagissez à ces quelques idées dans les commentaires et encourageons-nous tous à forger la foi et le caractère de nos enfants pour la gloire de Dieu.

Franck Godin

Disciple de Jésus, Franck est marié à Flavie. Ils ont 4 enfants. Après un cursus à l'Institut Biblique de Genève, Franck et sa famille ont rejoint une implantation à Toulouse. Franck a aussi le souci que les graffeurs entendent l'Évangile avec GospelOnWallz.

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  • Micaël Gelin

    Super. Merci Franck. C’est super d’avoir pris soin de rattacher ça à l’Évangile comme équilibre, moteur et finalité, et au plan bienveillant de Dieu. Très encourageant (aussi pour un célibataire comme moi) ! Bises, frangin.