Laisserez-vous Walt Disney influencer vos enfants ?

Jusqu’où laisserez-vous Walt Disney influencer vos enfants? Allez-vous leur donner les clefs pour déchiffrer la vision du monde que ses dessins animés sous-entendent? Cette semaine, nous avons regardé POCAHONTAS avec nos enfants. Mais pas seulement.

Retour d’expérience sur la manière d’aider nos enfants à voir les Disney comme Dieu les voit; de profiter de cette opportunité pour continuer à les enseigner, même devant un écran (Dt 6.6,7).

Quelques remarques de début de séance

  1. Choisissez votre mode de communication. Que ce soit après ou pendant le film (j’ai une préférence pour le fait de ne pas être trop « dans » l’intrigue, de savoir s’en détacher). Vous devez pouvoir favoriser le dialogue et inviter les enfants à poser leurs questions sans tabou.
  2. Rappelez-leur toujours que les Disney finissent bien. Mais surtout expliquez-leur pourquoi : parce ce que les récits qui marchent, ceux que l’on aime, ce sont ceux qui sont calqués sur l’Évangile; une situation initiale, un problème, une intrigue et une fin heureuse. Bonne nouvelle !
  3. Ça tombe sous le sens, mais donnez à vos enfants ce qui est bon pour eux. Ce que vous pensez être adapté à leur âge. En d’autres mots, guidez-les avec assurance dans ce que vous avez visionné avant eux.
  4. Ne loupez pas cette occasion de passer du temps sérieux avec eux, de vous amuser, de leur donner des souvenirs… Et encore moins l’occasion de leur enseigner comment la foi en Jésus-Christ chamboule la manière de regarder un film.

 

1. Remercier Dieu pour la vérité dans Pocahontas

Les premières images du film, par exemple, vous aideront à faire le lien avec la vérité/réalité. Même si Pocahontas est un conte, l’histoire intègre la réalité du désir de nos ancêtres de découvrir le « nouveau monde ». Mais aussi la (souvent) triste réalité de la rencontre avec les indiens.

La palette des motivations des colons est assez représentative. Entre ceux qui cherchent une vie meilleure, ceux qui aiment l’aventure, et ceux qui cherchent le profit et la gloire, vous n’aurez pas de mal à rebondir sur les désirs du cœur de l’homme présentés objectivement. Nos enfants feront face aux mêmes désirs de leurs propres cœurs ou de ceux de leurs amis. Vous êtes, en fait, en train de les y préparer.

2. Remercier Dieu pour la beauté dans Pocahontas

Même si le film commence à dater, les prouesses techniques sont à faire remarquer. Les enfants arrivent difficilement à croire que ce qui s’anime sous leurs yeux a commencé par des coups de crayons sur des planches qui se succèdent. Ceux qui ont travaillé sur cette œuvre sont des artistes qui ont usé de patience et ont dû travailler en équipe. Une belle aventure! Les paysages et les couleurs qui nous réjouissent sont des représentations de ce que notre Dieu nous a donné pour notre plaisir.

« Dieu ne nous a-t-il pas donné beaucoup de choses que nous pouvons apprécier, sans en avoir vraiment besoin? » (J. Calvin – Institution de la Religion Chrétienne Livre III – 10)

3. Remercier Dieu pour la bonté dans Pocahontas

Exercez-vous aussi à reconnaître ce qui est bon. Et ce, dans toute culture. Il y a une discussion particulièrement intéressante entre Pocahontas et son prince charmant, aveuglé par l’ethnocentrisme, qui considère les indiens comme des « sauvages ». Notre Dieu a créé l’homme à son image, et il n’y en n’a pas un qui puisse se vanter d’être plus homme qu’un autre.

 

Profitez de l’illustration du péché

Dans ce monde, comme dans les Disney, tout n’est pas que bon, vrai et beau. Nos visionnages en famille sont aussi de magnifiques occasions d’apprendre à (1) identifier et nommer le péché ou les visions erronées du monde (2) réfléchir à l’impact de la croix sur ces fautes. Voici 3 exemples:

  • Animisme, panthéisme et anti-spécisme

On ne peut pas passer à côté de la foi des indiens. Un arbre qui parle, c’est courant chez Disney et inoffensif. Mais l’idée sous-jacente est fausse. Surtout que le panthéisme est vraiment à la mode de nos jours. On doit rappeler à nos enfants que les hommes sont les seuls à avoir été créés à l’image de Dieu, et qu’une saine gérance de la création ne va pas jusqu’à prêter des attributs humains aux animaux et végétaux. Poussez la réflexion avec cet article de Matt.

Autre défi qui semble se profiler à l’horizon pour nos enfants: l’anti-spécisme. Armez-les dès aujourd’hui pour faire face à cette idée que la domination (Ge1.28) de l’homme sur les autres espèces serait injuste.

  • Cupidité

L’un des péchés les plus visibles du gouverneur Ratcliffe, c’est la cupidité. Grâce à Disney, les enfants mettront un visage sur les péchés et pourront mieux comprendre les listes comme celle de Mc7.21,22.

Jésus-Christ, lui, en s’offrant à la croix, a vaincu la cupidité de nos cœurs. Il nous a comblés au point que nous pouvons vivre dans le besoin comme l’abondance et de ne plus tomber dans leurs pièges. Nous avons tout en Christ. Même les moyens de regarder des Disney l’intelligence renouvelée!

Un défi contraignant mais salutaire

Ce que ce genre de soirée nous demande, à nous parents, c’est (1) de garder du temps pour nos enfants, et (2) une réflexion approfondie de l’Évangile et de ses implications. Lequel des deux peut vous faire mal? Sans cela nos enfants, et nous-mêmes, sommes à la merci de ce que Walt Disney veut bien nous faire croire.

Laissez-vous prendre au jeu, et commencez à tisser avec vos enfants des liens qui seront solides pour les jours des grandes questions et décisions de l’âge adulte. Ce temps que vous investissez devant Pocahontas n’est pas perdu, bien au contraire.

Franck Godin

Disciple de Jésus, Franck est marié à Flavie. Ils ont 4 enfants. Après un cursus à l'Institut Biblique de Genève, Franck et sa famille ont rejoint une implantation à Toulouse. Franck a aussi le souci que les graffeurs entendent l'Évangile avec GospelOnWallz.

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  • Bons conseils, Franck, merci ! Dans la foulée, je recommande les vidéos YouTube des vieux Disney pour les parents ou grands-parents des tout petits (3 à 6 ans) : les 3 petits cochons, le vilain petit canard, le réveil de la ferme etc. Mes petits-enfants en raffolent. Ils sont à la fois drôles et tendres. Ils datent des années… trente ! Je suis épaté de voir combien le dessin animé disposait déjà de ressources à cette époque là. Bon, vous direz, quel rapport avec l’Évangile ? Probablement aucun, mais au moins pas de contre valeurs insidieuses. Et le papi chrétien que je suis a la tâche de sélectionner ce qu’il veut ou peut montrer aux petits-enfants qu’il a sur ses genoux. (et non pas qu’il a largués devant la télé pour avoir la paix !)