Lire Ensemble Fiers de Toi Fiston – 2/5

Seconde semaine de lecture pour les parents de TPSG qui parcourent tous ensemble Fiers de toi, fiston! (Tedd Tripp) Sauver les apparences ou sauver son cœur: le grand défi de l’éducation. Cette semaine, on discute les chapitres 3 et 4 dans les commentaires.

 

Le chapitre trois : Qui notre enfant adore t’il ?

Si vous suivez le fil de la lecture, ce chapitre est indissociable du 2ème. Tedd Tripp y avait montré l’importance des influences extérieures sur l’enfant. Elles sont déterminantes, mais pas autant, d’après lui, que « l’orientation spirituelle » de l’enfant.

Si chaque enfant réagit aussi différemment aux influences extérieures, c’est tout simplement parce qu’il n’adore pas la même chose que les autres. Pour les parents qui ont plusieurs enfants, c’est très facile de voir qu’aucun ne se ressemble.

Notre objectif, en tant que parents chrétiens, est de les guider à adorer (et donc servir) le seul vrai Dieu. Leur montrer à quel point les idoles sont décevantes et le Seigneur digne d’être adoré. Et surtout combien c’est bon pour nous! Après tout, on a tous été créés pour ça.

 

Retour sur la polémique de la semaine passée

Sans revenir sur toute une polémique des commentaires de la semaine passée, Tedd Tripp insiste bien sur un des fondements de la foi (et du livre)

« un enfant n’est jamais neutre (…) même tout petit » (p.45,46)

l’enfant, sans distinction, est un fils d’Adam (1Co15.22). Soit il adore le Seigneur, soit il adore des idoles. Et, qu’il le ressente ou pas, il est responsable (en même temps que victime) de cette idolâtrie.

La seule solution envisageable est hors de notre portée: il lui faut un changement du cœur. Et pas (seulement) un changement de structure familiale ni l’attente d’une maturité. C’est l’affaire de l’Eternel (Ez11.19,20; 36.25,26). C’est là où l’Évangile (ce que Dieu a fait pour nous sauver) prend tout son sens.

 

Vous pourrez aller un peu plus loin sur le sujet avec cet article ? Ou dans les commentaires?

 

Le chapitre quatre : Le mandat des parents

On aborde un des gros mots de notre société, l’autorité. Et la question qui s’y rattache. De quel droit les parents pourraient-ils diriger/exiger quoi que ce soit de leurs enfants ? Réponse simple: Dieu. C’est Dieu qui exige des enfants qu’ils obéissent à l’autorité qu’il a délégué à leurs parents. Précision importante : c’est une autorité bienveillante et, elle-même, régulée par sa propre autorité.

La mise en garde est claire contre les parent-tyran. Dieu n’a jamais décrété que les enfants devaient en tout temps rendre la vie des parents confortable et tranquille. Il les a plutot placés à cette charge comme ses représentants. Les parents représentent Dieu dans la famille. Ils sont ses intendants et lui rendent des comptes.

J’aime beaucoup cette image qui m’empêche d’outrepasser mon rôle, et les enfants le savent : « le chef de la famille, c’est papa, et le chef de papa, c’est Dieu » (ce sont leurs mots). Par conséquent :

– cela implique plus de légèreté sur certains sujets : c’était un bon rappel encore cette semaine. La plupart des règles qu’on essaierait d’imposer aux enfants ne sont pas vraiment des transgressions de la Loi de Dieu, mais plutot des transgressions des lois du royaume que les parents se construisent et dont ils tentent d’être rois plutot qu’intendants.

– plus de gravité sur d’autres : nous avons tous tendance à minimiser le péché. Quand le Royaume de Dieu est mis en péril, cela ne nous pousse pas à « monter sur nos grands chevaux », pas autant que quand notre propre royaume est en danger. Cette semaine, j’ai repris un enfant à cause de l’usage de sa langue. Il m’a demandé pardon, mais celui qui était offensé, c’est Dieu le Père (Ja4.12), pas moi.

 

Un point sur vos retours

Le but n’est pas d’en dire trop dans ces billets, mais de créer la discussion. C’est donc à vous de jouer.

Qu’en avez-vous pensé? Avez-vous lancé la discussion avec votre conjoint? Un couple me faisait remarquer que c’est la première fois qu’ils lisent un livre à 2 à haute voix, et que c’était source de joie dans leur communication.

Et vous, comment vivez-vous ces 2 premières semaines? Est ce une bénédiction? Prêts à attaquer le grand ménage des chapitres 5 à 7 cette semaine?

Franck Godin

Disciple de Jésus, Franck le sert à l'Église Protestante Les Deux Rives, à Toulouse. Il est marié à Flavie, ils ont 5 enfants.

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  • Tabitha dit :

    Bonjour à tous,

    Ce que souligne le chapitre 3 me rappelle aussi combien je dois veiller à mon propre coeur, à ce que je met à la première place parce que finalement, c’est ça qui dirige mes envies, mes paroles, mes actes…
    Face à l’égoisme de notre petite fille de 3 ans, je me sens souvent désemparée mais je vois aussi et surtout combien mon propre égoisme peut être un problème…

    Et pour vous les autres parents, est-ce que l’éducation de vos enfants c’est, comme pour nous, un révélateur de nos péchés ? est-ce que vos enfants semblent être parfois le miroir de votre péché ou en mettre certains en lumière ?

    • Franck dit :

      Je me souviens personnellement de ma méditation des effets de la langue (dans Jacques). Le Seigneur s’est servi de notre premier, qui répétait tout, pour me montrer où je devais mettre la barre. Très efficace.

    • Rachel DL dit :

      Je vous rejoins là-dessus Tabitha. Pour moi, ce livre est une manière de premièrement m’interroger sur moi-même. Car en commençant à travailler sur soi, on impacte forcément nos enfants. On leur montre un exemple d’humilité en cherche à mieux connaître ce que Dieu veut. Pour ma part, j’ai remarqué que mon aîné a du mal à gérer ses colères. Et moi aussi… Lors de ses crises de colères, je me suis surprise à lui parler avec calme, à lui poser des questions, à être dans l’échange pour l’aider à comprendre, puis à réfléchir avec lui à la raison de son état plutôt que de l’accabler. Cela nous a amené à comprendre et à demander pardon ! La fréquence de ses « crises » a finalement sensiblement diminué. Et pour moi, ça a été une remise en question. Pourquoi ne ferais-je pas de même avec moi-même lorsque la colère survient ?

      • Tabitha dit :

        Je me suis fait exactement la même réflexion récemment et je suis vraiment encouragée à apprendre à gérer ma colère pour ensuite apprendre à ma fille à pouvoir gérer sa propre colère….

  • Tabitha dit :

    Au sujet du chapitre 4, c’est carrément la « révélation » pour nous…
    Nous en sommes au « début » de l’éducation de nos enfants (Ketsia 3 ans et demi, Matthan 11mois) et souvent nous nous retrouvons à « confronter » les éducations que nous avons reçu nous même (moi ayant plutôt eu un amour autoritaire et mon mari ayant eu une éducation beaucoup plus souple mais aussi dans l’amour) et ils nous arrivent de ne pas être d’accord et même de ne pas nous comprendre sur certain point…
    Mais ce chapitre remet les choses en perspective et nous motive à continuer à travailler ensemble pour l’éducation de nos enfants en nous donnant « un sacré point de départ ».
    Le fait de savoir que l’autorité que nous représentons auprès de nos enfants est celle de Dieu :
    – cela aide « l’autoritaire » que je suis à apprendre à être humble et regarder à Dieu quand j’exige et souhaite certaines choses
    – cela aide mon mari qui avait « peur » de la notion d’autorité qui tire vers l’autoritarisme.

    Mais voilà, au quotidien on retombe vite dans les travers alors on est preneur de conseils quand à la mise en pratique de ce mandat que nous avons de la part de Dieu d’être ses représentants auprès de nos enfants…

    On s’est fixé pour l’instant de rechercher à ce que la Bible nous donne comme « commandements principaux » pour réfléchir à cela en famille et à leur mise en pratique (utilisation des 10 commandements, réflexion sur les fruits de l’esprit et les oeuvres de la chair selon Galates)

    • Franck dit :

      Le Seigneur vous a fait la grâce de pouvoir veiller l’un sur l’autre, de connaitre vos faiblesses et sa bonne volonté. Vos témoignages sont très encourageants Tabitha. Ces efforts ne sont pas perdus ni pour vous, ni pour les chrétiens que vous serviraient bientôt, vous verrez. Passe bien le bonjour à Jeremie 😉

  • DavidM dit :

    Livre tout juste commandé… On est en retard ? Les derniers seront les premiers :-p

    • Franck dit :

      Haha =D. Le facteur n’est pas très pro là! Bienvenue et bonne lecture. Nous continuons d’observer les commentaires des semaines passées, n’hésitez pas à réagir.

  • Rachel DL dit :

    En discutant avec mon mari, on se rend compte qu’on a du mal à répondre aux questions concrètes. Notre premier a 2 ans et nous avons peu de recul pour identifier ses comportements qui changent énormément en ce moment. Pour se fixer des objectifs, même difficulté. Comment se fixer des objectifs réalistes sans tomber dans le déterminisme ? Pour les stratégies, avez-vous (les parents qui lisent le livre) trouvé des solutions créatives, des manières d’expliquer les choses à vos enfants en fonction de leurs âges ? Dans quelle mesure un enfant de 2 ans peut-il comprendre certains principes comme le péché, l’autorité de Dieu, etc… ?

    • Franck dit :

      Cela mériterait presque un article spécifique!
      Échange d’expérience : à l’aube de la 4e naissance, je ne démord pas; je suis 100% persuadé que les enfants peuvent emmagasiner et même comprendre beaucoup à propos de la foi.
      Voici mes 2 idées : (1)ayez confiance dans l’utilité de vos efforts et (2)utilisez la répétition :

      – Nos 2 garçons ont compris, avant même de pouvoir parler; avant leurs 2 ans, que Dieu avait interdit à Adam et Eve de toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ils montraient l’arbre dans leurs Bible pour enfants et disaient leurs premiers mots : « non,non,non ».
      Par la grâce de Dieu ils ont fais leurs premiers pas dans la compréhension du péché. Ne soyons pas dupes, ils sont loin d’avoir tout compris; mais nous ne sommes pas effrayés du manque de profondeur de leur connaissance actuelle puisque, nous aussi, en tant que parents, nous approfondissons notre conscience d’être pêcheurs depuis le jour où le Saint Esprit nous a habité jusqu’à notre mort (1Co15.9/Ep3.8/1Tim1.15).

      – La répétition est un atout majeur à mon sens. Tout ce qui fait l’objet de routine ou de mémorisation les aidera, par la suite, à mieux comprendre et à poser des questions même. De ce côté, nous développons un arsenal de chansons, versets, etc. Ce qui reste peut être le plus formateur, c’est la formulation de l’Évangile au moment d’une désobéissance.
      Mieux, c’est de sauter sur toutes les occasions du quotidien pour les enseigner (Dt6.7).

      • Rachel DL dit :

        Merci. Si d’autres parents ont des astuces, des routines pour nous aider ce serait sympa de partager quelques idées concrètes. Personnellement je ne suis pas très créative et je sais que les enfants retiennent bien les messages lorsqu’ils sont exprimés avec des moyens à leur portée (histoires, chansons, etc.).

        • Tabitha dit :

          Pour ma fille de 3ans, on aime bien la bible pour enfant de Youversion qui est une application avec les histoires « version interactive » (bon ici on enlève le son et elle n’a pas le droit de toucher la tablette). Les histoires sont bien écrites et les illustrations sont belles. Il y a meme une histoire qui présente le fil rouge de la Bible…pour raconter des histoires de la Bible de manière informelle, c’est un outil qu’on aime beaucoup et ça aide ma fille à comprendre et visualiser les histoires qu’on reprend en culte de famille…

          • RachelDLC dit :

            Merci Tabitha. J’avais téléchargé cette application pour ma petite soeur de 10 ans mais c’est vrai que pour les plus petits c’est aussi un bon outil !

  • Rachel DL dit :

    Au sujet du déterminisme, j’ai toujours eu la conviction que ce serait une erreur de penser que l’environnement et le contexte déterminent la vie entière d’un individu. Car si cela avait été vrai, j’aurais été condamnée à une vie bien misérable avec l’enfance que j’ai eue. Dieu a été la ressource principale à laquelle j’ai pu m’accrocher pour m’en sortir. Mon mari a eu une enfance totalement différente. Toutefois, il aurait pu se détourner de l’éducation de ses parents. Pourtant, il a fait le choix de suivre Dieu lorsqu’il a été à même de prendre cette décision par lui-même. Ce que nous souhaitons apporter à nos enfants, mon mari et moi, c’est une base pour qu’ils apprennent qui est Dieu, qu’ils l’aiment et décident de vivre pour lui.

  • Laurence dit :

    J’ai été particulièrement interpellée par cette idée que bien souvent, je réagis par rapport à ce qui ME dérange moi (dans mon confort, mes sentiments, mes besoins, mes principes….) et non par rapport au problème de fond : mon Seigneur a été offensé !! Bien sûr, je le sais, mes enfants sont des pécheurs au même titre que tout être humain, mais je suis bien plus touchée (et donc portée à réagir) par leur rébellion envers moi que par leur péché envers Dieu.
    Peut-être que c’est lié au fait que je ne les considère pas encore comme des sujets de son royaume quand ils sont très jeunes, trop jeunes pour avoir fait une sincère démarche de conversion ? Car par exemple, pour mon fils de 12 ans récemment baptisé, dont je sais qu’il a donné sa vie à Jésus, j’ai beaucoup plus naturellement tendance à lui renvoyer la gravité de sa désobéissance à son Maître céleste. Car je sais que ça a un sens pour lui.

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