« Personne n’est parfait »… vraiment?

Si vous lisez ceci, c’est que vous espérez peut-être y trouver un certain réconfort?

Abandonner le perfectionnisme, c’est une idée qui fait du bien, qui libère.. ou en tout cas qui déculpabilise. Mais, du coup, est-ce qu’elle nous libère réellement? Je ne le pense pas. Pour cela, il faudrait emprunter une autre voie. Démonstration :

Nos espoirs

«Être imparfait»; «apprendre à s’aimer soi-même plutôt que d’être trop exigeant»; «accepter de n’être qu’humain», «retrouver confiance en soi», «abandonner le perfectionnisme»; «accepter ses erreurs»; «arrêter de se comparer»… Vous aussi, avez-vous remarqué que ces conseils prolifèrent? Ceux qui les prodiguent sont animés de bons sentiments, d’autant que ces conseils vous soulageront sûrement si vous êtes cette maman rattrapée par la pile de linge sale et pressée par l’arrivée des invités alors que les garçons sont en train de se chamailler (pour ne pas dire plus); ou si vous êtes cette étudiante (ou cette sportive) qui vient de rater lamentablement ses partiels et essuie pour la première fois un échec qui ne manquera pas d’impacter son avenir; ou encore si vous êtes ce chrétien découragé par ses constantes rechutes dans les mêmes travers honteux…

Bas les masques

Pourquoi ces conseils partent-ils d’un bon sentiment? Parce que, à travers ces recommandations, on perçoit une tentative de redonner une bonne estime de soi. Et c’est, en effet, le mieux que les hommes puissent faire : baisser les attentes pour pouvoir mieux atteindre les objectifs. Bonnes intentions, oui… mais la voie de l’Évangile est tout autre. Voulez-vous bien l’écouter?

La voie de l’Évangile

Dans son sermon sur la montagne, Jésus l’énonce : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5.48). L’objectif est clair : c’est la perfection divine! Et l’encouragement n’est pas de baisser nos attentes, mais d’en avoir de plus élevées que celles « des autres peuples » (Mt 5.47) concernant la perfection morale. 

Est-ce que cela signifie que Jésus veut que je croupisse dans ma culpabilité? Non, loin de là. La bonne nouvelle c’est qu’avec ce qu’il exige (la perfection), il donne aussi la puissance de l’accomplir: j’ai nommé le Saint-Esprit! Dieu aussi pense que personne n’est parfait, et c’est même LE problème. Mais ça ne l’a pas arrêté. Il n’a pas revu ses attentes à la baisse. Il a envoyé Celui qui est parfait pour nous déclarer parfaits ET faire de nous, petit à petit, des personnes parfaites comme Lui est parfait.

Notre réconfort n’est donc pas dans le fait que « personne n’est parfait », mais bel et bien dans le fait certain qu’un seul est parfait. Et il l’a été à notre place!

La transformation

Le parfait Jésus déroge à la règle « personne n’est parfait ». Il est notre espoir. Sa perfection nous est imputée et nous marchons désormais sur un chemin qui nous mène, petit à petit, vers la perfection divine; à son image. Baisser nos attentes, ce serait ralentir cette transformation. Accepter d’être imparfait, la renier. Frères et sœurs, n’abandonnons pas notre vocation; soyons parfaits comme notre Père céleste est parfait. Pas à pas. Et avec le secours du parfait Jésus.

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Franck Godin

Disciple de Jésus, Franck le sert à l'Église Protestante Les Deux Rives, à Toulouse. Il est marié à Flavie, ils ont 5 enfants.

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